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41 KILOGRAMMES DE COCAINE SAISIS A DOUALA
05 septembre 2011
Trafic de drogue. Ils étaient dissimulés dans un container d’huile de soja. D'après le commissaire principal Michel Defo, sous-directeur des stupéfiants à la Direction de la police judiciaire(Dpj), Victor Akom Bisong, né le 18 février 1975 à Manfé, a été arrêté le 29 juillet dernier à 21h à son domicile de Makepe à Douala. Il était le  destinataire des 141,5 kg de cocaïne pure et le cerveau au niveau du Cameroun d'un réseau international de vente transatlantique de stupéfiants.

C'était au cours d'un point de presse tenu dans les locaux de la Direction de la police judiciaire, à Yaoundé vendredi dernier. Afin de démanteler le vaste réseau,  la police camerounaise a travaillé en étroite collaboration avec les douanes camerounaise et internationale, ainsi que Interpol, pour effectuer cette saisie record de 141,5 kg de cocaïne le 07 juillet 2011.

"La drogue était dissimulée dans des longerons des palettes, au dessus desquelles étaient superposés des cartons d'huile de soja importées du Brésil, et rangés  dans un container", a précisé Michel Defo. Avant d’ajouter que «  les 141.5 kg vendus au Cameroun pourraient être évalués à 10 milliards de Fcfa, mais une fois qu’ils seraient parvenus en Europe, leur destination finale, elle coûterait 100 milliards de Fcfa ». La police camerounaise doit la réussite de cette opération à la collaboration internationale.

Selon la police, la surveillance a été renforcée dans les ports de Lomé au Togo et de Lagos au Nigeria, traditionnels lieux de transit de la drogue en provenance d’Amérique du Sud et à destination des pays de l’Union européenne. Les trafiquants, ont alors décidé de passer par le port de Douala, où la surveillance est plus « lâche ». Il a donc fallu une longue traque et la collaboration de « la quasi-totalité des forces de sécuritaires locales et internationales », ainsi que l’interpellation d’une quarantaine de personnes pour mettre la main sur le cerveau local du trafic.

Victor Akom Bisong, était le représentant au Cameroun d’un réseau international de vente de stupéfiants. Au cours de son « exploitation », le trafiquant a expliqué aux policiers son mode opératoire : « Il se liait d’amitié à des importateurs. Il les fréquentait avec assiduité parfois pendant deux ans, puis un jour il leur soumettait une proposition alléchante. Une de ses relations en Amérique du sud plus précisément au Brésil lui propose une cargaison d’huile de soja. Seulement lui il n’a pas de licence import, il proposait donc à son « ami », un partenariat. Par amitié ou pour gagner de l’argent, ses « amis », l’aidait », explique Michel Defo. De la  cocaïne était emballée en pains dans un épais plastique, eux même bourrés dans des longerons de palettes évidés.

Sauf que lors de son arrestation, la police a découvert à son domicile du quartier Maképé, des produits chimiques utilisés pour diluer la cocaïne pure.

Source : © Aziz Salatou pour Le Jour
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