Le capitaine Daniel Njikam Tchamdja, le lieutenant Onana Abeng, un adjudant chef, un gendarme major et un autre gendarme, Ngoulou ze ont été déférés à la prison militaire de Yaoundé. Cinq civils eux aussi interpellés ont été conduits à la prison centrale de Kondengui.
Les cinq gendarmes sont accusés d'avoir participé au cambriolage de la résidence du chef de l'Etat à Ebolowa. Ils ont d'ailleurs voyagé avec leur butin. Notamment des écrans téléviseurs saisis au cours de l'enquête. Mais le commandant de la légion de gendarmerie du Sud est clair, pour le colonel Elias Toungue, "ce n'est pas encore la fin de l'enquête. Ce n'est que la fin de la première phase des investigations, la deuxième phase va se poursuivre avec d'autres interpellations".

Vendredi, 21 octobre 2011, le chef de l'Etat interpellait le gouverneur de la région du Sud à Kribi au sujet du cambriolage du palais présidentiel d'Ebolowa en ces termes, "monsieur le gouverneur, j'apprends qu'on a volé mes écrans téléviseurs à Ebolowa". Embarrassé par cette interpellation inattendue du chef de l'Etat, Jules Marcellin Ndjaga s'est expliqué en ces termes, "c'est vrai excellence, moi même j'ai été surpris par ce cambriolage, mais je ne possédais pas les clefs de votre résidence, une enquête est en cours et nous croyons que les coupables seront bientôt démasqués".
Quelques semaines plus tard, le chef de l'Etat portait plainte à Ebolowa contre inconnu. Le cabinet civil déplore notamment la disparition dans la résidence du chef de l'Etat à Ebolowa, selon le parquet général près de la cour d'appel du Sud, "de 18 écrans plasma, des tapis, de la lingerie, de la literie et plusieurs autres objets de valeur".
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