Hier, mardi 18 octobre, les policiers et les gendarmes n’étaient plus visibles en grand nombre dans les rues de Douala, comme ce fut le cas lundi matin. Les forces de sécurité s’étaient alors mobilisées, suite aux appels anonymes à manifestations publiques, lancés à travers des tracts. |
« La police se veut discrète maintenant, mais elle se montrera aussitôt qu’il y aura atteinte à l’ordre public », a indiqué un responsable de la sécurité publique à Douala. Ce commissaire de police réagissait à l’appel lancé à Yaoundé par des candidats à la présidentielle, qui demandent l’annulation du scrutin du 9 octobre dernier. Le Jour a appris que seul le dispositif visible des forces de sécurité a été levé ici et là, tandis qu’une « forte dose » d’éléments en civil a été injectée pour mieux traquer l’opposition.

Une source à la légion de gendarmerie du Littoral affirme que « tout le dispositif sécuritaire déployé dans le cadre de l’élection présidentielle reste en place ». En clair, les 1000 élèves-gendarmes qui sont arrivés à Douala à la veille du scrutin vont continuer d’appuyer les effectifs traditionnels des unités de la ville. A Akwa-Nord, et sur toute la ligne de Bonamoussadi, les gendarmes ne cachent pluzs leurs camions, ainsi que leurs équipements de « guerre ». « Les gendarmes vont être mobilisés jour et nuit tant que l’opposition maintiendra la menace qu’elle a brandie lundi », a indique un officier supérieur en service au secrétariat d’Etat à la Défense à Yaoundé. Information par ailleurs confirmée par une autre source à la légion du Littoral, qui assure que « les gendarmes ont été spécialement entraînés pour ce genre de menaces ». Les mesures en place à Douala, s’étendent dans les autres régions, à en croire nos sources.
Dans le cadre de la présidentielle, des commandos du Groupement mobile d’intervention (Gmi) ont été envoyés en recyclage au centre d’instruction de la police à Mutengene dans la région du Sud-Ouest. En plus, les unités urbaines de la police ont reçu des équipements, « pour être au point ». Un policier affirme qu’en dix ans de service, il a reçu des équipements complets : costume, camouflets, casque, béret, chemises, etc. |